Edito de la semaine

PALABRES SOUS L’ARBRE DE LA CONNAISSANCE

10-SUR LES CHEMINS DE LA COMPLEXITÉ

La technologie naquit le jour où un primate se saisit d’une branche morte pour atteindre un fruit hors de portée. Cependant qu’un sien cousin cassa quelque noix avec un caillou.

La rencontre de ces deux familles et de ces deux techniques engagea l’humanité sur les chemins des complications sociales et de la complexité technologique.

Nous laisserons aux politiciens le soin de démêler et emmêler les complications sociales. Nous, héritiers d’homo faber, savons que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Nous assumerons notre « bornitude » en réfrénant toute tentation de divagation sur les sentiers, rebattus et bourbeux, de la politique. Nous nous bornerons donc ici à la complexité technologique et systémique.

Après les avoir améliorés en les appointant, et après les avoir essayés à de nombreux autres usages, les deux compères s’avisèrent de rabouter leurs outils pour améliorer les performances de leurs chasses et mieux trucider leurs concurrents.

Ainsi naquirent les armes de jet, de pique et de taille qui eurent une nombreuse descendance.

Ces techniques ouvrirent la voie aux rappointis par lesquels les forgerons excellèrent dans la confection des instruments aratoires et contribuèrent au développement des transports par le ferrage des roues de leurs chars et des sabots de leurs chevaux.

Le cheval vapeur a supplanté la plus belle conquête de l’homme qui n’est maintenant plus guère utilisée que par l’industrie du spectacle, les loisirs, les apparats politiques.

Déjà dans les années mille-neuf-cent-soixante-dix, les sciences des automatismes et de l’informatique avaient autant de disciplines que la physique classique.

Dans cette course, la thermodynamique continua à s’embarquer à bord de tout ce qui bouge et navigue. Elle a fait feu de tout bois, de toute biomasse, de toute matière fissile. Elle a donné des chaleurs et des vapeurs aux écologistes qui veulent remplacer toutes ces énergies, et au galop, par le vent, le soleil, la tectonique, les courants marins, les claquements de dents des frigorifiés.

On nous promet des compteurs intelligents qui nous dispenseront de réfléchir, de ressentir et d’agir. Des machineries, qu’il reste à concevoir, à financer et à installer, nous souffleront le chaud, le froid, le frais, quand et où il faudra.

On nous promet des voitures autonomes exemptes de défaillances, aptes à anticiper toutes situations, qui nous permettront de lire et de dormir pendant qu’elles nous inséreront dans le trafic, réguleront notre vitesse, éviteront les collisions.

Ces objectifs de rêve supposent que toutes productions et consommations d’énergie et tous déplacements soient intégrés en de vastes systèmes de systèmes, cohérents, stables, fiables, continûment disponibles donc redondants, gouvernables, modifiables, susceptibles de maintenance.

En attendant l’intelligence artificielle, plus présente par son nom et ses annonces que par ses contenus, nous fonctionnons avec des systèmes partiels qui ont le mérite d’exister.

Pour ne citer qu’un exemple, qu’il s’agisse d’avions modernes, civils ou militaires, tous sont à la fois usine thermique, centrale électrique, usine hydraulique, concaténation d’une grande diversité d’équipements informatisés, de centres de calcul ou d’échanges d’informations inter systèmes, de centres d’émission et de réception en liaison avec l’environnement…

Tous sont d’une grande complexité qui a pu être maîtrisée par une rigoureuse intégration de technologies aussi diverses que nouvelles. Rien n’aurait pu ainsi être maîtrisé sans les apports de la théorie des systèmes qui a progressivement été formulée et appliquée durant la deuxième moitié du XXème siècle.

Selon les rudiments de cette théorie, un système est l’assemblage de sous-systèmes interdépendants organisés en vue de l’exécution d’une mission. Son contour doit être défini avec précision pour bien le distinguer de son environnement. Un système trop vaste risque de ne pas être gouvernable. Un système trop petit est trop assujetti à son environnement. Les échanges d’informations et de ressources entre le système et son environnement, et entre les éléments du système, doivent être définis avec précision. Chaque sous-système est considéré comme un système. Sauf exception l’assemblage de sous-systèmes optimaux ne saurait constituer un système optimal. En conséquence, la stabilité et le bon fonctionnement d’ensemble d’un système nécessite de bien définir les paramètres auxquels doivent être soumis ses sous systèmes.

Nous sommes déjà sous contrôle de systèmes dont les objectifs ne peuvent être atteints que par un glissement vers un totalitarisme qui ne tardera pas à paraître insupportable par ceux qui lui seront assujettis.

Souvenons-nous de la mission lunaire Apollo XIII. Obligé par une panne de continuer son voyage vers la lune et d’en faire le tour pour prendre un élan gravitationnel. Par la vertu du savoir et de l’intelligence, l’équipage était revenu sur terre à bord du module lunaire.

Certes des phénomènes connus, circonscrits, simulés, expérimentés par les hommes peuvent être automatisés. Mais rien ne saurait remplacer dans l’urgence une équipe, à la fois terrestre et embarquée, intelligente et connaissant parfaitement un système complexe défaillant.

Prétendre gouverner le monde et les hommes par le truchement de programmes et d’algorithmes nous promet des déconvenues, des échecs, des malheurs.

Rien d’autre que la modération et la mise en œuvre(s) de la théorie des systèmes, n’arrêtera la course au gigantisme et à la complexité. Le problème est de décider à quels niveaux et en quels temps il faut les enseigner. Deux écueils sont à éviter :

• Constituer une chasse gardée réservée à une élite scientifique ;

• Assommer et mettre hors-jeu chaque part de génération pour laquelle ces savoirs et ces savoir-faire sont peu accessibles.

Méfions-nous de cette peuplade politique qui croit être envoyée du ciel pour tout régenter. Et nous emberlificoter la vie.

Pierre Auguste 
Le 15 février 2017

 

Le point sur la clause de non concurrence

choix.jpgLa clause de non-concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur.

Elle est insérée dans le contrat de travail ou imposée par la convention collective dès lors que le contrat de travail y fait référence.

 

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Fiche conseil n5 Apprendre à gérer le risque : approche des cindyniques

cindyniqueLa cindynique est une approche globale de la gestion des risques apparue en 1987. Elle passe par  l’analyse des causes communes des petites et grandes catastrophes afin d’en voir les points communs, d’identifier les signes qui préfigurent des accidents, de mesurer les conséquences potentielles, et de les contourner ou de les prévenir. Leur champ d’application touche autant l’individu, que toute organisation, qu’elle soit personnelle, entrepreneuriale ou gouvernementale.

Nous allons résumer ici les 10 causes communes à tous les types de catastrophes.

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Structurer les attentes de l'autre partie

attentesQue ceux qui aiment être surpris…lèvent la main !!!

(Ne rêvez pas, je ne parle pas d’un bouquet de fleurs ou d’une bague de fiançailles – on est dans la rubrique négociation ici ;-)

Rien de pire que d’apprendre un élément nouveau ou d’inattendu dans une négociation, d’être surpris par un fait, une attente ou une information.

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La rupture conventionnelle du contrat de travail

libertéLa rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).

Cette rupture résulte d’une convention signée par les parties au contrat, c’est-à-dire l’employeur et le salarié.

Elle est soumise aux dispositions impératives fixées par le Code du travail destinées à garantir la liberté du consentement des parties.

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Fiche conseil n4 : savoir revenir sur une mauvaise décision : la technique de Lion 1er

civilisation disparueAujourd'hui, nous allons nous appuyer sur un propos d'Alain*, tiré du tome 1 des "Propos" parus aux éditions de la Pléiade, pour illustrer la difficulté de changer d'avis.

La peur de la perte de crédibilité auprès de l'environnement et l'égo font souvent aller jusqu'au bout d'une erreur qui peut conduire à une catastrophe.

Un dirigeant d'entreprise, un chercheur d'emploi ou un dirigeant politique sont amenés à prendre des décisions. Celles ci peuvent parfois se révéler, à l'usage, mauvaises. Petites et grandes catastrophes y trouvent le plus souvent leur origine.
Le tout est de ne pas persister...

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Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?

duelLorsque la situation est bloquée, que les choses n’avancent pas dans une négociation, je pose tout simplement cette question : “Je comprends qu’il s’agit d’un point de désaccord. Cependant, ce point est très important pour moi. Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?”

A ce stade là, vous allez prendre connaissance des intérêts REELS de l’autre partie. Dans le cas contraire, vous vous rendrez compte que vous êtes face à un « non-non » (point non négociable).

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Le point sur le contrat de génération

solidairesLe contrat de génération a pour objectifs de faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi par un meilleur accès au contrat à durée indéterminée (CDI), favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés, et assurer la transmission des savoirs et des compétences.

L’employeur est incité à embaucher des jeunes et à maintenir dans l’emploi ou recruter des seniors.

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Fiche conseil n3 : bien voir, bien comprendre, bien agir

bien voir bien comprendre bien agirL’action ne peut avoir de valeur qu’après vérification, a posteriori, de son adaptation à une problématique. Elle est le fruit d’une analyse (bien voir), d’un diagnostic (bien comprendre) puis de la mise en œuvre d’un plan d’action adapté (bien agir). Ces trois phases sont essentielles, leur non respect, une des causes des petites et des grandes crises. Combien d’entre nous passent sérieusement par ces étapes avant de se lancer dans l’action ?...

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Dire "oui" dans une négociation

dire ouiComment dire "oui" dans une négociation

Ou comment montrer de la flexibilité

Il est très rapide et trop facile d’apporter une réponse négative à l’autre partie. Cependant, cela met immédiatement un frein à votre négociation, alors que vous étiez peut-être en train de gagner du terrain, d’avancer dans le bon sens. Ce “non” vous met au point mort. Tout le monde se tourne vers vous, patate chaude à la main, et attend votre prochaine proposition. Dur à vivre, un grand moment de solitude…

Puis-je vous suggérer de dire “oui” mais sous certaines conditions ? ...

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Les risques psycho-sociaux dans l'entreprise

risquesLes risques psycho sociaux et leur prévention sont devenus une préoccupation majeure dans le domaine de la santé mentale au travail, consacrée notamment par l’entrée dans le code du travail de la réglementation relative au harcèlement moral.
La question recouvre des situations de nature différente, du stress à l’épuisement professionnel en passant par les difficultés relationnelles au sein d’un collectif de travail et la souffrance morale, jusqu’au harcèlement proprement dit. Un nombre grandissant de salariés se dit concerné.

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Fiche conseil n°2 : Prendre le temps comme allié.

tout tout de suiteTout, tout de suite…

Le maniement de la souris a accéléré le rythme des attentes d’une société consumériste déjà peu encline à la patience.

Nous les observons de nos fenêtres, tous les jours, les « lapins pressés d'Alice au pays des merveilles » de tous poils, qui expriment mal une demande mal positionnée qu’ils oublieront le lendemain alors qu’ils mettront, en désordre, de nouveaux fers au feu...

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Marchander

marchander

Je regarde sur internet, une formation à la négociation dispensée par une grande société mondialement connue. C'est un jeu de rôle dans lequel un vendeur propose son produit à un acheteur. Il démarre avec un prix de 12 mais l’acheteur lui dit que c’est beaucoup trop cher et qu’il ne peut payer que 6. Le vendeur répond promptement qu’il pourrait descendre à 10 – mais pas plus !

J'arrête de regarder.

Ce qui était annoncé comme une leçon de négociation n’était finalement qu’un banal exemple de marchandage. Le marchandage ne prend en considération qu’une seule variable. Ici le prix. Plus je gagne, plus tu perds...

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Quels recours face aux pervers narcissiques au sein de l'entreprise

pervers narcissiqueContrairement aux idées reçues les pervers narcissiques ne sévissent pas que dans les relations amoureuses ou en famille : ils peuvent également faire des victimes sur leur lieu de travail.

Les victimes, moralement affaiblies, mettent souvent longtemps avant de se rendre compte de cette manipulation affective et surtout de réaliser qu'il s'agit bien de violence, même si elle est psychologique et non physique (harcèlement, menaces, chantage, dénigrement, humiliations, isolement, culpabilisation permanente)...

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Fiche conseil n°1 : Comment mange-t-on un éléphant ?

morceaux d'éléphantsNous vous proposons ces « fiches conseils » pour renforcer votre « boite à outils ». Ce sont quelques idées simples et concrètes utilisables par chacun qui  peuvent aider demandeurs d’emplois, entreprises et gouvernants, à passer les périodes difficiles et préparer l’avenir.

Les périodes de pleine activité empêchent chacun de faire le travail de fond qui s’impose. Ceci s’applique à la maison, l’organisation personnelle, celle de l’entreprise ou des administrations.

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Négocier avec les enfants

liensAvez-vous l’impression – comme la plupart des parents – que vos enfants sont les pires négociateurs que vous n’ayez jamais eu à affronter ?!? Pourtant, ils ne sont pas formés comme vos interlocuteurs professionnels.

Vos enfants sont peut-être des négociateurs « durs en affaires ». Mais en aucun cas sont-ils des négociateurs « gagnant-gagnant ». Rappelons-nous que pour être un négociateur « gagnant-gagnant » il faut être dur sur le fond et souple sur la forme. Autrement dit, obtenir le meilleur accord possible tout en gardant ou améliorant la qualité de la relation avec l’autre partie.

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Cadre juridique des négociations d'accords collectifs

négociationLa négociation d’une convention ou d’un accord d’entreprise permet d’adapter les règles du code du travail aux spécificités et besoins de l’entreprise.

Ce sont, en principe, les délégués syndicaux qui négocient avec l’employeur. Mais pour favoriser la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégués syndicaux, un accord peut être conclu, sous certaines conditions, par les représentants élus du personnel au comité d’entreprise (ou à défaut par les délégués du personnel) ou, en l’absence de représentants élus, par un salarié spécifiquement mandaté. La négociation peut être obligatoire (avec des thèmes et un rythme imposés) ou libre.

Dans tous les cas, les accords d’entreprise sont soumis à certaines conditions de validité, et au respect de formalités spécifiques.

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Tenez bon et avancez...


émigrationAlors que des messages non mesurés, contradictoires et alarmants parviennent en flux tendus à vos oreilles et démontrent toujours et encore la méconnaissance des aspects de la psychologie de masse qui font l’économie, alors que la désorganisation de l’état a montré son incapacité à fournir les moyens hivernaux essentiels à la conduite des activités, les chefs d’entreprises ont montré leur incroyable capacité à tenir la barre de leurs affaires contre tous les mauvais vents contraires.


De plus en plus nombreux sont ceux qui, excédés par des classes dirigeantes de tous bords, prennent la décision de se soustraire aux effets de mentalités sclérosées. Les médias focalisent sur quelques émigrés emblématiques. Ces arbres masquent des forêts dont il est peu parlé…

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Passer d’une île à l’autre

mon ileJe suis confortable sur mon île. C’est chez moi. Je m’y connais. Certains vendeurs ne la quittent d’ailleurs jamais. Ils parlent sans arrêt de ce qu’ils savent faire, ce que leurs produits savent accomplir, ce qu’ils ont fait dans le passé pour d’autres clients.

Ca vous intéresse ? – Non, vous vous ennuyez. Ou dit plus crûment : vous vous en moquez.

Si je veux vraiment montrer à quelqu’un que je m’intéresse à lui, il faut que je change d’île. C’est sur l’île de l’autre que cela se passe. Je lui pose des questions : « Vous avez fait comment jusqu’à aujourd’hui ? » ou « Si vous pouviez améliorer la situation, vous feriez quoi ? »...

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Le point sur le contrat de stage

StagiairesOfficiellement, un stagiaire ne travaille pas, il apprend.

Pour que son accueil se fasse dans de bonnes conditions, et afin d'éviter les abus, les entreprises sont soumises à une réglementation stricte concernant l'accueil de stagiaires.

Les stages en entreprise doivent ainsi impérativement s’inscrire dans le cadre de la scolarité en vue d’une initiation en milieu professionnel. 


 

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La confiance

confiance

 

Nous sommes des observateurs privilégiés de l’économie. Nos sites d'emplois, de missions et de stages nous permettent de savoir que les processus de recrutement des entreprises ne se mettent en œuvre que lorsqu’existe la confiance entre les dirigeants et leur environnement, en particulier politique. Avant tout, les dirigeants doivent avoir confiance dans le fait que les règles du jeu ne seront pas modifiées pendant la partie, à court ou moyen terme...

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